Accueil du site > Blog > Le Kalevala

Le Kalevala

On ne fait pas de Finlande sans casser d’oeufs

Posté par 2goldfish le 15 février 2008 à 12:41 | tags : Culture, Littérature

Väinämöinen combattant une harpie

Le Kalevala, c’est "l’épopée nationale finlandaise", un ensemble de chants collectés au XIXème siècle par un certain Elias Lönnrot mais vieux d’au moins deux millénaires. La publication du Kalevala a beaucoup fait pour l’affirmation de l’identité finlandaise alors que le pays sortait à peine de plusieurs siècles de domination suédoise.

Il est difficile de trouver un exemplaire du Kalevala traduit en français. J’ai trouvé les deux premiers chants sur le web mais pour le reste, je vais devoir faire avec la traduction anglaise qu’on m’a prêté.

Les premiers chants du Kalevala racontent comment Ilmatar, la "vierge du vent" est tombée enceinte lors d’une tempête qui secoua la mer primordiale et comment elle devint ainsi la "mère de l’eau". Son enfant, Väinämöinen le barde éternel, attendra sept siècles avant de naitre. La maman se faisant impatiente, se lamente sur son sort et le dieu suprême Ukko lui envoie un canard qui dépose ses œufs sur les genoux d’Ilmatar. Quand les œufs tombent, leurs débris forment la Terre, le Ciel, le Soleil et la Lune.

Quand Väinämöinen nait enfin, c’est grâce à ses propres efforts. S’ensuivront toute une série d’aventures épisodiques, plus proches de l’Odyssée que de la Bible.

L’importance culturelle du Kalevala pour les finlandais est difficile à surestimer. En France on fait peu de cas de Bélénos et Toutatis en dehors d’Astérix mais en Finlande les aventures de Väinämöinen ont inspiré quantité d’artistes, Jean Sibélius en tête, et continuent à le faire aujourd’hui encore et chaque année le 28 février on fête la journée nationale du Kalevala.


2 commentaires

  • 2 mars 2008 19:05, par Tom LOGRE

    Quelle traduction en français me conseillez vous entre :

    • Gabriel Rebourcet
    • Jean-Louis Perret
    • Guyot Charles
    • Léouzon-Le-Duc
    • autre ???

    Merci de me dire...

    • 3 août 2008 00:51, par tigergutt999

      Sans hésiter, je conseille celle de Jean-Louis Perret. Léouzon-le-Duc n’est pas un traducteur sérieux, tout au plus un défricheur approximatif. Celle de Jean-Louis Perret date de 1929 mais représente un compromis parfait entre sérieux de la traduction et respect du souffle de l’épopée ; elle se lit d’une seule traite, c’est envoutant. Republiée par Stock en 1978 elle est malheureusement épuisée, mais présente dans les bonnes bibliothèques. La traduction de Rebourcet est imbuvable ; il se force à créer de toutes pièces un style archaïque, "pour faire vrai", et ne réussit qu’à rendre soporifique et prétentieuse une fabuleuse épopée populaire. Enfin, je ne connais pas Charles Guyot.

100% Finlande - http://www.100pour100finlande.fr

Plan du site | Mentions légales | Programme | | RSS 2.0 / Url's : Nova Polska - Brésil, Brésils - Francofffonie - Voilà ! une saison française en Israël - Arménie mon amie - Réalisation : Blomki / Radiofonies Europe | Tout droits réservés - © Radiofonies Europe, Culturesfrance 2008. Photo de l'entête: Droits réservés Jaani Föhr | Site propulsé par Spip