La loi finlandaise a également prévu un certain nombre de dispositions spécifiques à l’égard des Sames et des Tsiganes (Rom), qui ont le droit de maintenir et de développer leurs propres langue et culture.

La minorité autochtone same jouit d’une protection particulière codifiée dans la Constitution finlandaise et la « Loi sur la langue same » adoptée en 2003. Cette minorité compte seulement 6 900 membres résidant pour la plupart dans quatre petites villes (Utsjoki, Inari, Enontekiö et Sondankylä) situées au nord du pays. Les Sames disposent de plusieurs organes représentatifs : le Parlement same, le Conseil same, le Conseil consultatif pour les affaires sames et l’Administration provinciale de Laponie. Le Parlement same, appelé maintenant Sami Thing (comme en Norvège et en Suède), protège les droits du peuple same en Finlande et s’occupe des questions relatives au statut des Sames comme peuple autochtone en faisant des propositions et en publiant des déclarations. Il décide aussi de la répartition des fonds gouvernementaux destinés aux Sames. En matière linguistique, le Bureau de la langue same du Sami Thing, veille à ce que la signalisation sur et dans les bâtiments publics ainsi que sur les routes soit bilingue (finnoissame) ou à l’application des dispositions relatives à l’enseignement. Les enfants issus des minorités linguistiques ont en effet le droit de recevoir leur instruction primaire dans leur langue maternelle. On compte actuellement plus d’une vingtaine d’écoles financées par l’État enseignant le same à plusieurs centaines d’élèves. Des quotas, notamment en médecine, en droit et en formation des enseignants, sont réservés aux étudiants de la langue same pour certains programmes universitaires dans les établissements des provinces de Laponie et d’Oulu.