Dans le ciel des Sablons, au-dessus du parvis de L’Espal, ce sont des objets des habitants du Mans qui flottent.

Le projet de Kaarina Kaikkonen consiste à relier L’Espal et les trois grandes tours HLM qui lui font face par de grandes ailes de vêtements colorés. Ces ailes sont une invitation à la joie, un trait d’union entre les habitants, les visiteurs, les passants.
En plus de la création en extérieur, Kaarina Kaikkonen expose à l’intérieur de L’Espal des travaux déjà effectués, notamment une installation en papier toilette présentée à l’Institut finlandais en 2007. Elle réalise une autre installation sur le mur d’enceinte de la salle de spectacle, une surface haute de 13 m qu’elle habille de vêtements.
Kaarina Kaikkonen (née en 1952) est diplômée de l’Académie des beaux-arts de Finlande. Malgré une formation initiale à la peinture, elle est célèbre pour ses grandes installations et oeuvres d’art in situ, qu’elle crée entre autres à partir de vieilles vestes d’homme achetées aux puces, chemises et chaussures. Elle sculpte, compose, assemble les pièces de tissu, attentive aux nuances de couleur, à la matière, aux formes… Chaque chaussure, chaque veste porte l’empreinte de celui ou de celle qui l’a habitée. C’est donc l’histoire personnelle et au-delà la mémoire collective de ces objets qu’elle fait parler à sa manière.
Kaarina Kaikkonen (née en 1952), diplômée de l’École de l’académie des beaux-arts de Finlande, est célèbre dans son pays pour ses grandes installations et oeuvres d’art in situ, qu’elle crée entre autres à partir de vieilles vestes d’homme, chemises et chaussures, ou de papier hygiénique. Ses créations, souvent de grandes dimensions, ont été remarquées par le grand public à partir de l’été 2000, lorsque, avec l’aide d’assistants, elle a installé sur l’escalier monumental menant à la cathédrale de Helsinki une oeuvre intitulée Tie (« Chemin »), constituée de près de trois mille vestes de couleurs différentes.
Kaikkonen trouve souvent les matériaux de ses créations aux puces ou dans des stocks de vêtements d’occasion. Il peut aussi arriver que des personnes participant à la construction de ses oeuvres lui fassent cadeau d’effets usagés. C’est par exemple ce qui s’est passé au Japon, où Kaikkonen a été invitée à la Triennale d’art contemporain d’Echigo-Tsumari au cours de l’été 2006 : les vêtements des villageois ont servi à construire un pont de 200 mètres de long, Like a Bridge Over Troubled Water, qui, partant d’un parking urbanisé, s’élevait vers le sommet d’une montagne. Les vestons noirs ont un lien inconscient avec son père, qu’elle a vu mourir quand elle était enfant. Au début des années 2000, la mort de sa mère, déjà âgée, a comme libéré l’esthétique de l’artiste, qui a adopté comme matériaux les chaussures de cette femme éprise de féminité. Kaikkonen a ainsi utilisé des escarpins, démontés et disséqués, pour réaliser entre autres un grand relief, Yön kuningatar (« La reine de la nuit »), qui se déploie sur un mur tel un monde fantasmagorique peuplé de plantes ou d’insectes aux formes extraordinaires.