Posté par 2goldfish le 6 juin 2008 à 11:08 | tags : Vidéo, Société, Danse, Humour
Ma voiture n’est pas une vieille Citroën DS, je ne possède pas de béret sur la tête et ma moustache n’était pas peignée parce que je ne porte pas la moustache. Je n’ai pas d’amie qui s’appelle Louise que j’emmène danser au bal musette en fumant des Gitanes. Il est très important de se rappeler tout ça en regardant ce reportage de la télévision américaine sur le tango en Finlande (à découvrir à Paris ce week end, on le rappelle) qui a toute la finesse d’une banderole de supporteurs du PSG.
On y apprend que les finlandais sont des timides maladifs alcooliques et suicidaires. Imaginez, ils attendent le feu vert pour traverser la route et ne se jettent pas dans les bras les uns des autres à tous bouts de champ comme les américains ! Ils ont forcément un problème. On peut se consoler de l’éthnocentrisme des reporters américains en se disant que la vidéo a quinze ans et que les choses vont probablement mieux aujourd’hui. Du moins aimerait-on que ce soit le cas. On pourrait s’indigner mais mieux vaut en rire, sans doute...
Posté par 2goldfish le 20 mai 2008 à 18:13 | tags : Société, 100% finlande
Mes antennes, qui vibrent dès que sont prononcés les mots "Finlande", "finlandais", "Helsinki" ou "sébum" (ne me demandez pas pour ce dernier, s’il vous plait), m’ont rapporté que la finlande inspire pas mal de monde en ce moment. Les mots "modèles finlandais" en particulier reviennent souvent, que ce soit à propos de la réforme de la télévision publique pour laquelle on pourrait faire pire que de s’inspirer de l’YLE, ou celle de l’éducation où l’un des rares points qui semblent mettre tout le monde d’accord du gouvernement aux enseignants en passant par l’opposition (ce qui, selon la logique qui gouverne ces choses, garantit qu’il ne sera jamais mis en pratique) c’est qu’il faudrait comme en Finlande abandonner le redoublement.
D’une manière générale, tout le monde voudrait faire comme en Finlande dans l’éducation. Le seul problème c’est qu’on a du mal à se mettre d’accord sur ce que ça veut dire. D’où l’importance de la Table Ronde autour de l’éducation finlandaise à la BNF jeudi soir. Autour d’une table ronde, on se met plus facilement d’accord (et ceux qui pensent que ce point est trivial n’ont sans doute pas comme moi subi dans leur scolarité toutes les permutations imaginatives du mobilier de leur classe de professeurs bien intentionnés).
Autour de la table on retrouvera Nabila Tabouri, journaliste à France 2, spécialiste des questions d’éducation. Paul Robert, écrivain et professeur de français, auteur du livre "La Finlande : un modèle éducatif pour la France", la directrice du lycée franco finlandais d’Helsinki... Et à la fin, le groupe Wimme viendra interpréter quelques joïks. Il faudra que je vous parle des joïks, qui sont quelque chose de formidable, mais qui sont aussi toute une autre histoire. En attendant vous pouvez écouter un Joik chanté par Wimme sur ce site avec quelques efforts de navigations (un indice : allez dans "folk")
Posté par 2goldfish le 7 mai 2008 à 08:06 | tags : Société, Politique
Aujourd’hui dans la série "la Finlande est un merveilleux pays pleinde qualité", je vous présente ;... La liberté de la presse ! Selon Reporter Sans Frontière, la Finlande est le cinquième pays où la presse est la plus libre, la France étant trente-et-unième ; les USA quarante-huitièmes et l’Érythrée dernier à la cent-soixante-neuvième-place.
Durant la finlandisation, la censure était galopante dans le pays : des listes de livres interdits, des films étrangers bloqués aux frontières et une presse muselée (le plus souvent par ses propres soins) permettait à l’Union Soviétique d’avoir une relativement bonne image. Peut-être est-ce à cause de ce traumatisme qu’aujourd’hui les finlandais se méfient tellement de la censure.
Reconnaissons cependant que la liberté de la presse est quelque chose d’assez difficile à évaluer. Entre les pressions financières des annonceurs et des propriétaires et l’auto-censure des journalistes, un tas de violation de la liberté de la presse peuvent passer inaperçues. Rappelons cependant que la Finlande a l’YLE, un ensemble de chaines de télévision et de station de radio financée par l’impôt et donc libres de critiquer le secteur privé (et public aussi, espère-t-on). Les journaux papier, quand à eux, sont peu vendus dans les kiosques, leur lecteurs préférant s’abonner, le rapport entre pression du scoop et du sensationnalisme et celle de la qualité et de la constance est moins déséquilibré qu’ailleurs.
La Finlande n’a aussi jamais connu son "Watergate" : l’absence de gros scandale révélé indique-t-elle une absence de scandale ou une déficience des journalistes. Difficile à dire, toujours est-il qu’en Finlande au moins, on ne trouve pas de journalistes dans les prisons.
Posté par Sonja le 1er mai 2008 à 09:43 | tags : Société, Climat
Quand dans nombre de pays le 1er mai signifie fête du travail, en Finlande et chez certains de ses voisins, c’est celle des étudiants qui prévaut. Mais attention, pas n’importe quels étudiants, et pas n’importe quelle fête !
Vappu (c’est le nom de cette fête à rallonge, puisqu’elle début la veille du 1er mai à 18h pour se terminer le plus tard possible le surlendemain) est une institution nationale. Première fête du printemps, elle est le signe pour les finlandais de la sortie de l’hiver, et ça, ça se fête !
Vappu a démarré à la fin du XIXe siècle, comme la fête des classes aisées, mais est vite devenue celle de tous les étudiants allant à l’université, pour ensuite s’élargir à tout le monde, même si la tradition veut que les étudiants soient à l’honneur.
En Finlande, lorsque l’on obtient le baccalauréat, on se voit offrir une casquette blanche que l’on garde toute sa vie. Par contre, interdit de la porter avant le 1er mai (Vappu) suivant… et avant que Manta elle-même ne porte la sienne. Manta me direz-vous ? C’est statue de la fontaine Havis Amanda située en bas de Esplanaati (non loin du marché de bord de mer, en centre ville). L’histoire veut que vers les années 20, un étudiant éméché soit monté le jour de Vappu sur la statue et l’ai coiffée de sa casquette. Depuis, chaque année une école a l’honneur de la nettoyer et de lui poser sa casquette de bachelier sur la tête, le 30 avril à 18h pile : c’est le démarrage officiel des festivités.
Une fois Manta coiffée, tout le monde (tous ceux qui en ont le droit, s’entend) peut porter la sienne, agrémentée pour nombre d’entre-eux d’une combinaison (facile à salir) arborant divers écussons… et déboucher les boissons alcoolisées, vin mousseux en priorité. S’en suit une nuit festive et très arrosée, avant que le lendemain matin, une grande partie de Helsinki se retrouve cette fois dans le parc de Kaivopuisto, pour écouter les chants traditionnels retransmis simultanément à la radio nationale, tout en… continuant de boire, et ce, jusqu’à épuisement.
Mais attention, ne vous méprenez pas, Vappu c’est surtout l’occasion pour les finlandais, peuple réservé et peu enclin à l’exubérance, de littéralement tout lâcher. Un véritable défouloir toutes générations confondues, même si les étudiants sont les plus nombreux (ou visibles) et pour eux une façon de célébrer la fin d’un long hiver.
A expérimenter une fois dans sa vie !
Posté par 2goldfish le 5 avril 2008 à 11:30 | tags : Société
Elles viennent d’on ne sait trop où, semblant apparaitre tout naturellement dans tous les pays du monde, elles sont plus grande que nous et plus symétriques aussi. Elles semblent sorties d’un film de science fiction dans lequel une nouvelle race supérieure vient prendre la place des misérables humains, et à y réfléchir c’est peut-être le cas. L’humanité s’est déjà depuis longtemps jetée toute entière à leurs si beau pieds. Les top models sont partout, même en Finlande.
La plus célèbre est peut-être Anna Falchi, qui est bien finlandais mais aussi à moitié italienne et à moitié pin up. Ninja Sarasalo s’est lancé dans la chanson et a pas mal abimé son image de perfection à mes yeux (c’est souvent la tragédie des mannequins que de ruiner notre vision d’elles quand elles tentent de passer par nos oreilles). Suvi Koponen (que vous pouez voir à votre gauche) a réellement des allures d’extra-terrestre et finalment il y a Jenny Strahl, qui est juste ma préférée.
Bien sûr ces jolies femmes ne feront pas l’Histoire de la Finlande mais au moins, on peut dire que jamais un top model n’a fait la guerre. Certaines comme Hélène de Troye en ont provoqué bien sûr mais regardez les, qui pourrait leur en vouloir ?
Posté par 2goldfish le 28 mars 2008 à 17:52 | tags : Société, Politique, Actualité
L’idée paraitra sans doute ridicule à certains (comme toutes les bonnes idées, vraiment) : le parlement finlandais étudie sérieusement un projet de congés payés spécial amoureux. 7 jours par ans offerts à tous ceux qui les prendront en même temps que leur compagnon. Le but est d’aider les couples souvent stressés par la vie professionnelle à se retrouver "émotionellement et érotiquement".
Le député Tommy Tabermann qui a proposé la loi est aussi poète et romancier mais son idée n’est pas complètement farfelue : en Finlande un mariage sur deux se termine en divorce, l’un des taux les plus élevés d’Europe, et il ne nait qu’un enfant virgule soixante-treize par finlandaise.
Comme l’a fait remarquer un député écologiste, cependant, les vacances sont aussi souvent l’occasion de disputes dans les couples. Nul doute que pour certains, passer plus de temps ensemble ne fera qu’hâter la séparation. D’autres craignent une discrimination envers les célibataires qui souffrent déjà de devoir affronter seuls les vicissitudes de la vie moderne. Peut-être un congé "rencontres" devrait-il être crée pour eux.
Pendant ce temps au Japon où le concept de "congé" est encore une nouveauté exotique dont beaucoup se méfient, on parle d’un congé "peine de coeur" octroyé à ceux et celles qui se séparent. A l’avenir, en se débrouillant bien, il sera peut-être possible de prendre consécutivement ses congés rencontre, amour puis séparation, peut-être même plusieurs fois par ans. J’en connais qui ne travailleraient plus de l’année.
Posté par 2goldfish le 27 mars 2008 à 08:58 | tags : Société, Humour
Le spitz finlandais est un peu le chien national de ce pays qui nous intéresse. A la base, c’est un chien de chasse, un aboyeur qui dénonce ses congénères du royaume animal aux chasseurs lapons. Dans la vie de tous les jours il s’avère que c’est aussi un chien joueur, sensible et intelligent. Bien sûr c’est ce qu’en disent les sites cynophiles qui, je le découvre étonné, ressemblent souvent pas mal à des sites de rencontre type meetic : le spitz finlandais s’entend bien avec les enfants, son pelage roux/doré et ses faux airs de renard sauront séduire une famille à la recherche d’un chien fidèle mais sensible qui ne se sentirait pas bien dans un foyer où règne la tension.
L’histoire du spitz finlandais est fascinante : durant la seconde guerre mondiale, un spitz finlandais à vaincu à lui tout seul un bataillon allemand en jouant à "va chercher" avec des grenades dégoupillées, c’est un spitz finlandais qui doublait Lassie et Rintintin dans toutes leurs cascades et, puisqu’il s’est avéré qu’il était aussi très bon acteur, il a même doublé la voix d’un Aristochat. De 1982 à 1986, un spitz finlandais a été ministre de la jeunesse et des sports en Hollande.
... OK j’ai inventé tout le dernier paragraphe. En vrai les spitz finlandais, comme tous les autres chiens, passent leur temps à mettre leur nez dans des trucs dégueulasses sur les trottoirs, à se lécher des endroits que je ne mentionnerait pas et à se frotter contre votre jambe. A défaut d’être des personnages remarquables, au moins ils savent vivre.
Posté par 2goldfish le 25 mars 2008 à 18:53 | tags : Société, Actualité
Les philantropes parmi vous serons peut-être intéressés par la nouvelle : les banques spécialisées finlandaises sont en voie de pénurie de donneurs d’ovules et de sperme. Le don se portait plutôt bien jusqu’à ce qu’une nouvelle loi soit votée en septembre dernier qui interdit le don anonyme. L’identité des donneurs est maintenant systématiquement stockée dans un registre que l’enfant éventuellement né d’un de ces dons pourra consulter à ses dix-huit ans. En clair, c’est la fin de la fécondation in vitro sous X. C’est peut-être une bonne nouvelle pour les enfants, peut-être même pour les donneurs, sait-on jamais, mais c’est un souci pour les banques de dépot.
Ajoutez à cela que les stocks de gamètes anonymes ont du être détruits et que les "dons" qui pouvaient auparavant être récompensés jusqu’à six cent euros ne peuvent plus maintenant en rapporter que deux cent cinquante et vous ne serez pas étonné de savoir que les stocks ont fondu comme un glacier au soleil finlandais.
En France, pendant ce temps, le don demeure anonyme et gracieux. On ne reçoit même pas de sandwich (c’est ce qui me motive à donner mon sang, moi). Ce n’est pas une raison pour ne pas donner ce que vous avez dans votre corps ou ce qui en sort à ceux qui en ont besoin. Songez rien qu’aux chauves qui voudrait vos cheveux pour une perruque, ça ne vous brise pas le cœur ? Et puis eux ne reviendront pas vous demander de l’argent ou de l’amour dans dix huit ans.
Posté par 2goldfish le 20 mars 2008 à 11:16 | tags : Société, Jeux vidéo
Une étude menée par l’Ecole d’Economie d’Helsinki vient de révéler un fait peut-être surprenant sur les joueurs de jeux vidéos : contrairement aux signes extérieurs de joie et de rage qu’ils manifestent bruyamment quand ils tuent/sont tués lors d’une partie de "first person shooter" (ces jeux où vous vous promenez avec une arme et tirez sur tout ce qui bouge), les joueurs auraient en fait révélé aux senseurs posés sur eux des signes d’anxiété quand ils tuent un ennemi virtuel et des signes de joie quand ils sont eux même tués.
Quiconque a fait l’expérience de ces jeux ne devrait cependant pas tant être surpris : la tension et l’anxiété ressentie en cours de partie est justement ce que le joueur recherche en jouant, les "sentiments positifs" ressentis en mourants ne sont probablement que l’expression d’un relâchement de cette tension. On peut cependant rapprocher les résultats de cette étude de ceux qui auraient montré un "plaisir de perdre" chez les accrocs des jeux d’argent et une répulsion pour les actes de tortures infligés à des personnages de jeux vidéos en 3D.
Le sujet est sensible en Finlande où en novembre dernier un lycéen à, pour dire les choses simplement, rejoué les massacres de Columbine/Virginia Tech. Dans ce genre d’histoire les médias insistent souvent sur le fait que le tueur jouait à ce type de jeux (en oubliant de mentionner que c’est aussi vrai de beaucoup de ses camarades de classes, peut-être même certaines de ses victimes). Vous tirerez si vous le voulez une conclusion de ce que je viens d’écrire, en tout cas bonne chance pour trouver un sens ou une raison là dedans.
Posté par 2goldfish le 20 mars 2008 à 08:49 | tags : Société

En Finlande, il est interdit de fumer dans les lieux publics depuis le mois de juillet 2007... une date sans doute mieux choisie pour éviter les mécontentements que le premier janvier français : on râle moins de devoir sortir pour fumer en été (surtout quand l’hiver il fait -30°). La mesure est d’ailleurs plutôt bien passée. Il faut dire qu’on fume relativement peu en Finlande : seulement 21,5% des finlandais fument contre 33% des français.
Signe des temps, trois sexagénaires finlandaises ont porté plainte contre des fabricants de cigarettes "légères" pour leur avoir laissé croire à tort que celles ci étaient moins cancérigènes que les autres.
En bref, comme en France, il ne fait pas bon fumer ou vendre du tabac en Finlande. En tant que non fumeur, ça ne pourrait me laisser plus indifférent. Mon opinion sur cette sale habitude est d’ailleurs parfaitement résumé par ce rigolo spot anti-tabac finlandais que je vous aurais bien mise ici si j’avais pu, mais allez-y, cliquez, ça vaut le coup.