Posté par Susanna Mälkki le 20 mai 2008 à 08:25 | tags : Musique, Musique classique, Musique contemporaine, 100% finlande, Ensemble Inter Contemporain
Susanna Mälkki, directrice musicale de l’Ensemble Inter-Contemporain, nous parle de la soirée de vendredi prochain que nous évoquions hier en même temps que l’alcoolisme de Jean Sibélius.
"Ce programme est entièrement constitué d’œuvres du XXe siècle. La musique de Sibelius n’a pas été beaucoup jouée en France jusqu’à maintenant, et je suis heureuse d’avoir une possibilité de présenter une œuvre rare, car c’est surtout ce côté mystique de Sibelius qui me fascine et le Barde en est un très bon exemple. C’est une sorte d’appel de et à l’au-delà. Je vois cette musique comme hors du temps. La musique en général est, à mon avis, quelque chose qui traite des rapports avec le temps.
Je suis aussi ravie de rencontrer Christine Schäfer qui est tout simplement magnifique - c’est elle qui avait créé la pièce de Reimann à l’origine. Cette œuvre est basée sur les poèmes d’Emily Dickinson.
Bien entendu, avec Tod und Verklärung (Mort et Transfiguration) de Strauss nous sommes concrètement dans la thématique de la vie et de la mort : les derniers moments de la vie d’une personne malade confrontée à la mort. La peur de mourir, et à la fin la grande chorale qui correspond au moment où le mourant se laisse partir, au soulagement qu’il éprouve à l’idée de lâcher prise. C’est un moment très touchant.
Ce sera un plaisir de rencontrer l’Orchestre Philharmonique de Radio France cette semaine pour la première fois.”
Posté par 2goldfish le 16 mai 2008 à 08:25 | tags : Vidéo, Musique, Musique contemporaine, 100% finlande, 100pour100finlande.fr
Ce soir à l’Opéra National de Paris Bastille et mardi prochain à la Comédie de Clermont sera joué pour la toute première fois au monde (et la toute deuxième fois) "Echo", une nouvelle pièce de Kaija Saariaho qui utilise l’électronique pour ouvrir de nouvelles possibilité à la voix humaine. C’est un hommage à Olivier Messiaen, c’est joué par les Jeunes Solistes et c’est mieux expliqué sur cette page.
A cette occasion 100pour100finalnde.fr s’est entretenu avec la compositrice et vous en livre un compte rendu d’abord en lettres et en profondeurs et ensuite en image, son et sensations (grâce à Benjamin bibas et Sébastien Lecordier) :
Posté par 2goldfish le 15 mai 2008 à 14:02 | tags : Musique, Musique classique, Musique contemporaine, Web, 100pour100finlande.fr, Ensemble Inter Contemporain
Lundi prochain, le 19, l’Ensemble Inter-Contemporain dirigé par la finlandaise Susanna Mälkki (bientôt l’invité prestigieuse de cet humble blog) donnera l’Histoire du Soldat d’Igor Stravinsky. Elle a été composée pour sept instruments (violon, contrebasse, basson, cornet à pistons, trombone, clarinette et percussions) et trois acteurs (jouant le soldat, le diable et la princesse) qui récitent un texte inspiré de la vieille légende russe d’un soldat qui échange avec le diable son violon contre un livre magique, quitte son village puis est accablé par les regrets (pour faire simple, je ne vais bien sûr pas vous raconter tous les rebondissements).
Ni ballet, ni opéra, ni autre chose de clairement défini, l’Histoire du Soldat est racontée par les trois acteurs qui ne chantent pas mais déclament plutôt leur texte, accompagnés par une musique en avance sur son temps qui abandonne nombre des conventions de la musique russe pour aller lorgner du côté du ragtime, du tango et du jazz dès 1918. Il faut dire que le russe Stravinsky était alors réfugié en Suisse pour cause de révolution dans son pays et il y a certainement un commentaire là dessus à trouver dans le livret de Charles-Ferdinand Ramuz. L’Ensemble donnera aussi Fragments pour un portrait, de Philippe Manoury, une suite inspirée des tableaux de Francis Bacon.
100pour100finlande.fr est donc très heureux de vous annoncer que vous avez de très fortes chances de gagner deux places pour assister au concert de lundi soir à la Cité de la Musique en envoyant vos nom et prénom à contact ensembleinter.com. Mais ce n’est pas tout, si vous ne remportez pas les deux premières places, vous pouvez aussi en remporter... deux autres ! Et encore deux autres, et ainsi de suite jusqu’à ce que nous n’en ayons plus. Quand je vous dit que vous avez de grandes chances, je ne mens pas, j’estime juste très vaguement !
Voilà, pour vous allécher encore un peu plus, voici u petit extrait de l’Histoire du Soldat conduite par Andrew Lyon :
Posté par 2goldfish le 6 mai 2008 à 17:55 | tags : Musique, Musique contemporaine, Multimédia, 100% finlande, Technologie, Printemps (im)médiat !, Art numérique
Ce titre est celui du documentaire consacré à Erkki Kurenniemi par Mika Taanila et qui sera projeté à l’institut finlandais les 7 et 10 mai dans le cadre de "Stream Of Electrons" ("Un Flux d’Electrons"), un cycle consacré à l’art vidéo finlandais.
Erkki Kurenniemi est un pionnier de la musique électronique mondiale. Au début des années 1960, il a bâti un studio pour le département musicologie de l’Université d’Helsinki et s’en est dès lors servi comme laboratoire pour ses expérimentations de savant fou : ses synthétiseurs DIMI créent de la musique et des images à partir des mouvement d’un corps, de la chaleur d’une peau, d’un électroencéphalogramme...
Kurenniemi n’est bien sûr pas qu’un technicien : c’est un véritable créateur qui s’est donné des moyens techniques sophistiqués pour pratiquer son art... C’est surtout un artiste qui a integré la technique et la technologie dans sa démarche. Après avoir quitté le studio qu’il avait fondé, il a travaillé pour diverses entreprises, créant des synthétiseurs (la série des "DIMI"), des ordinateurs (en particulier le tout premier ordinateur commercial du monde), travaillant sur l’intelligence artificielle et concevant des automates pour Nokia. Chemin faisant il n’a jamais laissé tomber le création musicale et vidéo, indissociable du reste pour lui. L’histoire ne dit pas s’il pratique la danse du robot mais ça ne m’étonnerait pas qu’il en soit un virtuose.
Une de ses première pièces s’intitulait "On/Off" et était un morceau improvisé basé sur l’idée qu’un jour tout ce dont les compositeurs auraient besoin sur leurs machines serait un interrupteur du même nom. Heureusement, ils ne font pas tous que ça, mais la vision de Kurenniemi était évidemment prophétique.
Posté par 2goldfish le 17 avril 2008 à 09:31 | tags : Musique, Musique contemporaine, Ensemble Inter Contemporain
Né en 1958, Magnus Lindberg est d’une génération de compositeurs qui a du se débrouiller avec le lourd héritage d’un vingtième siècle où toutes les expérimentations ont été tentées et toutes les traditions rejetées. D’une certaine façon, ils étaient à l’avant-garde de la génération suivante qui a du grandir avec des parents soixante-huitards. J’imagine qu’il y a quelque chose à dire sur la façon dont l’artistique préfigure le social, chose que je laisserais à des esprits plus brillant.
Quoiqu’il en soit le "truc" de Lindberg pour gérer cette situation post-tout, c’est (au début de sa carrière dans les années 1980 en tout cas) d’explorer en même temps toutes les voies ouvertes par ses pères et d’essayer de trouver un équilibre entre sérialisme, musique concrète, aléatoire, rythmes énergiques du rock et spontanéité du free jazz. Bon, OK, il n’a pas explorées TOUTES les voies : on entend par exemple assez peu de disco dans Kraft, la pièce maitresse de ses débuts, avec une partition d’un mètre de long et des harmonies à 70 notes à la fois (pas vraiment grand chose à voir avec les harmonies pour trois castrats des Bee Gees, donc).
J’en vois au fond de la salle qui demande à entendre. Pour eux, voici donc les premières minutes de UR, pièce que Lindberg décrivait comme "une version musique de chambre" de Kraft ici jouée par l’Ensemble Inter Contemporain.
Posté par 2goldfish le 28 mars 2008 à 19:07 | tags : Vidéo, Musique, Musique contemporaine, 100% finlande
Samedi dans le cadre du festival international d’art vocal Voce 08 à Seloncourt, l’ensemble "les jeunes solistes" chantera du Liszt et trois pièces pour voix et éléctronique de Kaija Saariaho.
"Lonh", nous y avions déjà jeté un oeil et une oreille, "Nuits, Adieux" met en musique des textes de Jacques Roubaud et Honoré de Balzac et "Tag des jarhs" sonne comme ça :
Posté par 2goldfish le 21 mars 2008 à 17:13 | tags : Vidéo, Musique, Musique contemporaine, Web, 100% finlande
Ce dimanche à Nanterre l’ensemble TM+ jouera deux compositions de Kaija Saariaho, "Terrestre" et "Oi Kuu" sous la direction de Laurent Cuniot.
Si vous suivez le blog vous savez que nous avons déjà répandu beaucoup d’amour dans ces lignes à propos de Kaija Saariaho (au point que je n’ai même plus à vérifier trois fois pour taper son nom correctement). Quoi qu’il en soit, trop d’une bonne chose c’est toujours mieux que trop d’une mauvaise, aussi continuons : il y a une excellente interview en vidéo de la compositrice sur Info Finlande dans laquelle elle raconte notamment la plus adorable des anecdotes sur son enfance et la découverte précoce de sa vocation qu’elle doit à un oreiller.
Posté par Blomki le 14 mars 2008 à 12:46 | tags : Musique contemporaine, 100% finlande

Hier 13 mars, la soirée était dédiée à la compositrice finlandaise Kaija Saariaho, dont les oeuvres Mirage, Notes of light, et Orion étaient jouées sous la direction de Christophe Eschenbach.
Quel chance pour un néophyte comme moi, de pouvoir assister à la représentation de Mirage en création mondiale. L’oeuvre est inspirée d’un texte racontant les visions hallucinées d’une guérisseuse et shamane dopée aux champignons. La succession de ses incarnations offre autant de tableaux et de mouvements portés par la voix de la soprano Karita Mattila.
Mon morceau préféré, c’est Orion. L’oeuvre fait référence au ciel étoilé, cet espace en mouvement où les variations d’échelle donnent le vertige, entre l’infiniment grand et l’infiniment petit. Et la musique se prête parfaitement à ces évocations. Imaginez l’orchestre de Paris, dont les musiciens sont liés et jouent à l’unisson, dans le mouvement, la puissance, et jusque dans les sonorité ténues, ou les notes semblent se perdre dans l’immensité.
On éprouve réellement le travail des musiciens, leur adéquation, leur synchronicité, et c’est bien à un spectacle vivant qu’on a assisté hier soir. Le public ne s’y est pas trompé et a rendu hommage au chef d’orchestre, à Kaija Saariaho, aux solistes, à la soprano et à l’orchestre tout entier.
Sachez que les musiciens étaient installés au coeur d’une forêt de micros, ceux-ci ont permis d’enregistrer le spectacle. Avis aux amateurs, le concert sera bientôt dans les bacs !

Pour les curieux, 2goldfish avait déjà proposé un aperçu du travail de la compositrice Kaija Saariaho Technorati Profile
Posté par 2goldfish le 12 mars 2008 à 16:25 | tags : Musique, Musique contemporaine, Web, Multimédia, 100% finlande
Demain soir à la salle Pleyel aura lieu un concert de Kaija Saariaho, premier de toute une série d’évènements autour de la musique de la compositrice finlandaise qui auront lieu tout au long de la saison 100% Finlande.
Le concert de demain verra la création mondiale de "Mirage", une nouvelle pièce pour soprano, violoncelle et orchestre. Seront aussi joués "Orion" et "Notes On Light". Christoph Eschenbach conduira l’Orchestre de paris, la soprano Karita Mattila et le violoncelle Anssi Karttunen.
Les mélomanes les plus éclairés salivent déjà mais pour les autres, voici une petite présentation du talent de madame Saariaho avec "Lonh", une pièce pour soprano et électronique interprétée par Valérie Gabail avec un accompagnement visuel de Jean Baptiste Barrière, de quoi donner des frissons dans le dos... de bons frissons :
Posté par 2goldfish le 11 mars 2008 à 17:14 | tags : Musique, Musique classique, Musique contemporaine, 100% finlande, Ensemble Inter Contemporain
La finlandaise Susanna Mälkki est la directrice musicale de l’Ensemble InterContemporain depuis 2006. Violoncelliste de formation, elle se consacre maintenant à la conduite d’orchestres aussi bien dans le répertoire lyrique ou symphonique que contemporain.
Premier violoncelle de l’Orchestre Symphonique de Göteborg de 1995 à 1998, elle étudie la direction d’orchestres à l’Académie Sibélius d’Helsinki avec entre autres Jorma Panula. Elle a depuis conduit des orchestres un peu partout à travers l’Europe : Londres, Berlin, Stuttgart, Götteborg...
Susanna Mälkki est particulièrement active dans le domaine de l’opéra contemporain, créant notamment le réputé "Powder Her Face" de Thomas Adès à Helsinki en 1999 et Neither de Morton Feldman en 2004 à Copenhague.
Le 23 mai elle conduira l’orchestre de Radio France à la salle Pleyel dans une soirée mêlant Strauss, Sibélius et Aribert Reimann.