
Né en 1975 à Helsinki, Ville Walo commence à jongler en 1991 et devient professionnel quatre ans plus tard. Son style est autant inspiré des vieilles comédies musicales que des mouvements artistiques du début du XIXe siècle, comme le futurisme, le Bauhaus ou le modernisme russe. Organisateur avec Maksim Komaro (Circo Aereo) du « 5-3-1 », festival de jonglerie nouvelle et expérimentale, Ville Walo rafraîchit l’écriture spectaculaire en explorant ses possibles grâce, entre autres, aux nouvelles technologies. Avec son complice, le magicien Kalle Hakkarainen, il a par exemple combiné les traditions du cirque à la projection vidéo et développé un projet plastique singulier, triturant un langage fait de gestes et d’images pour nous parler de notre monde. « Notre conception de l’autre est toujours d’une certaine façon fictionnelle. Dans ce sens, chacun se sent toujours seul à l’intérieur des limites de sa propre conscience. Il y a plus d’informations dans les silences, les quiproquos, les gestes, le rythme des pauses que dans les mots effectivement échangés », aime-t-il expliquer pour donner à comprendre son art du corps et des objets. Son spectacle Keskusteluja (« discussions ») en est une illustration, présentée à La Villette (Paris) en mai puis en tournée en France.