
Après seize longs métrages, Aki Kaurismäki a conquis une réputation mondiale et est devenu le plus célèbre des réalisateurs finlandais.
Egalement écrivain, il suit une voie tout à fait personnelle, aux confluents, comme le pays d’où il vient, de cultures métissées, particulièrement influencé par la civilisation russe et son épisode soviétique.
Son premier long métrage en 1983 est une adaptation de Crime et châtiment, en 1992 il transpose La Vie de Bohème dans un studio en région parisienne, en 1989 Les Mains sales, et en 1999 le chef-d’oeuvre de la littérature finlandaise Juha.
Il doit l’un de ses plus grands succès, Leningrad cow-boys (1989) à un groupe de musiciens déjantés, coiffés d’immenses bananes et de bottes aux bouts hyper pointus et qui mêle les musiques traditionnelles au tango, au rock’n’roll et à la musique de fanfare.
Une veine dans laquelle il puise le plus clair de son inspiration : « Un homme, une cigarette et un regard nostalgique, je maîtrise au moins ça, je crois », confie-t-il en 1998. En 2002, L’Homme sans passé est sélectionné au festival de Cannes, nominé aux Oscars à Hollywood et rencontre un grand succès public. Quatre ans plus tard, Aki Kaurismäki revient en compétition au festival de Cannes avec Les Lumières du faubourg.
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